Une journée d’aide au Cameroun

Notre président raconte une journée de son séjour humanitaire au Cameroun :

Samedi 05 août 2017 : journée marathon !
J’ai pu me rendre à quatre villages : Boumnyenbel, fondation Eben-Ezer, Maboyé et Ndongo.

Parti de Yaoundé à 5h00, je suis accompagné de quatre autres personnes, soit un responsable par endroit visité.
Je me réveille sans eau. En effet, il y a coupure d’eau depuis maintenant deux jours et je dois me débrouiller en allant à la réserve.
Je suis logé à Yaoundé chez l’habitant… La famille qui m’héberge s’est repliée le temps du séjour dans une grande pièce à cinq /six… Nous partageons le quotidien, chaque jour que je suis à Yaoundé.
Une partie des courses à apporter en aide a été effectuée la veille et l’autre sur le chemin menant vers les différentes localités.
Il faut faire vite aussi pour éviter les embouteillages.
Tout le monde est à l’heure certes, mais les réparations sur le Pic-Up que j’ai négocié n’ont pas été effectuées comme le chauffeur s’y était engagé.
Il manque les feux de détresse, un clignotant arrière gauche…
Nous finissons quand même par arriver dans les différents villages.

- Boumnyebel, carrefour de tous les trafics sur l’axe lourd reliant Yaoundé à Douala.
Ici nous aidons quelques enfants/ ados qui travaillent en vendant les produits des champs pour pouvoir préparer leurs rentrées scolaires.
- Fondation Eben-Ezer à Eséka
Cette structure partenaire de Secours-Monde, héberge des enfants démunis et orphelins pendant la période scolaire.
- Village Maboyé
Nous y parrainons des enfants et des adolescents.
Cette fois-ci, il a fallu s’arrêter à 2 km du village à cause des mauvaises conditions.
- Village Ndongo
Nous y sommes arrivés !

Beaucoup de misère…
Une journée difficile…

Au rythme de l’ « Afrique en miniature »

3 août 2017 - Notre président, actuellement en séjour humanitaire au Cameroun, vient de nous écrire :

« Je voulais passer cette semaine à Bertoua pour accélérer la construction du puits d’adduction qui avance au rythme de cette « Afrique en miniature », le Cameroun.
Yaoundé – Bertoua : 7h00 pour l’aller.
Sur place à Bertoua, je reçois un appel pour revenir à Yaoundé afin de récupérer le reste des cartons Secours-monde arrivés par le conteneur de notre partenaire AlsaCam.
Bertoua – Yaoundé, a priori 7h00 aussi… mais on n’est pas en Europe !
Sur la route du retour, un camion barre la route, couché avec sa cargaison.
Impossible de passer et les secours sont inexistants… Il faut s’organiser avec les moyens du bord… bref, c’est la débrouille…
Chose étonnante pour moi, personne aux alentours ne rechigne, tout le monde s’active. Un seul mot d’ordre : « sortir de ce pétrin ».
Une heure, deux heures, toujours pas de secours, la nuit commence à pointer son nez, on se gratte de plus en plus avec les moustiques qui se réveillent pour manger…
Finalement c’est la délivrance au bout de trois heures et demie de lutte acharnée, d’efforts conjugués de tous…
Le camion et sa cargaison sont mis de côté…
Maintenant, il faut essayer de passer dans cet endroit étroit car deux voitures me peuvent pas traverser en même temps.
Arrivé hier à Yaoundé dans un état de légume, je constate qu’il y a coupure d’électricité.
C’est un phénomène qu’on appelle ici « délestage ». C’est évidemment très pénible…
J’ai rendez-vous ce matin pour récupérer le reste des cartons.
Bientôt, j’irai distribuer le contenu de ces cartons aux enfants des Soeurs Franciscaines de Kribi et des environs de Nziou/Bikondo, de la Communauté Carmel de Bertoua, des villages Ndongo/Maboyé, des bidonvilles de Yaoundé (Oyom Abang, Minkoa Meyos, Nkoabang), de la fondation AGIR de Maroua…

La vie a ceci de beau, elle nous donne toujours des occasions d’être utile autrement pour les autres et pour soi-même aussi ! »

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